Communication

Visioconférence - Bruno Humbeeck

Article sur la visioconférence

La santé mentale des jeunes au cœur de nos préoccupations

 

A l’heure où le Luxembourg entre dans un confinement partiel et que le rythme des jeunes se voit à nouveau chamboulé par un enseignement en alternance, le CePAS invitait ce vendredi 27 novembre le psychopédagogue Bruno Humbeeck à s’exprimer lors d’une visioconférence qui abordait le bien-être des jeunes.

C’est face à un panel de 330 personnes, dont des enseignants, des acteurs du secteur socio-éducatif mais aussi du milieu artistique et médical, que le docteur en sciences de l’éducation a livré son regard éclairé en commençant par dire que la souplesse et la douceur étaient requises tant pour les élèves que pour les enseignants.

 

« Le numérique doit venir compléter l’apprentissage et non remplacer le présentiel »

Grâce à la pédagogie dite inversée proposée par le numérique, Bruno Humbeeck propose d’inviter l’élève à prendre connaissance de la matière via des tutoriels de maximum 12 minutes. Le retour en classe permettra ensuite de poser ses questions et de privilégier une forme d’enseignement mutuel entre les élèves. Le psychopédagogue déconseille dès lors de s’obstiner à stimuler une concentration accrue durant une vidéoconférence. On préfèrera donc une attention ciblée sur un court laps de temps à une attention flottante.

 

« Cette période est une opportunité pour améliorer nos méthodes »

Sur le plan pédagogique, le conférencier a évoqué l’importance des pédagogies actives avec notamment la mise en place de classes flexibles (pourquoi pas en pleine nature) pour privilégier des bulles d’apprentissage qui favorisent l’échange. Car selon lui, la priorité serait maintenant de permettre aux jeunes de rattraper le retard provoqué par le premier confinement pour éviter de déclencher un décrochage.

 

« Le cyper-harcèlement exige une réponse urgente »

Alors que les victimes du cyber-harcèlement ont été soulagées de voir l’école disparaître, ce phénomène a été exacerbé. Pour Bruno Humbeeck, il est primordial de prendre le relai dans l’urgence car l’élève concerné n’est pas capable de prendre en charge la situation. Il a besoin de voir que des solutions existent pour éviter d’envisager le pire. Une des réponses actuelles au cyber-harcèlement est le “cyber-help” qui consiste à faire des captures d’écran. Une technique proposée par Bruno Humbeeck est l’espace de parole régulé pour libérer la parole en veillant à la protéger. Car, toujours selon le conférencier, une émotion ne se confronte pas à celles des autres, on ne peut ni la disqualifier, ni diminuer son intensité.

 

« Distance physique ne veut pas dire distance sociale. Cette pandémie ne doit pas arrêter l’apprentissage mais nous stimuler à cultiver l’échange pour mieux apprendre »

En définitive, le jeune serait en train d’apprendre une générosité paradoxale qui est celle de protéger celui qu’il aime en gardant ses distances (préférons d’ailleurs le terme gestes protecteurs à gestes barrières). L’école peut jouer un rôle dans les nouvelles dynamiques qu’impose cette crise sanitaire, tout en veillant à ce que chacun garde une place. Bruno Humbeeck propose par exemple de singulariser les masques et de sortir de la dimension anxiogène que pourrait prendre l’école.

 

Le CePAS vous donne rendez-vous avec Bruno Humbeeck en 2021 pour une formation sur le cyber-harcèlement.

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